- Lecture mécanique
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- Les précautions à prendre pour une bonne reproduction d'un disque ancien sont d'ordre mécanique et électrique.
- Deux possibilités s'offrent à nous : lire les disques selon les méthodes de l'époque, c'est à dire à l'aide d'un appareil de reproduction ancien, ou bien reproduire ces documents à l'aide d'un équipement moderne.
- La première méthode, même si elle ne manque pas de charme n'est pas sans risque. Les phonographes sont des appareils relativement primitifs, le poids de la tête dépasse les cent grammes, les frottements des pièces mécaniques en mouvement accroissent la pression de l'aiguille contre les flans du sillon. Tout cela provoque une accélération de l'usure du disque. Disque qui était prévu pour une centaine de passage!
- Toutefois, il faut reconnaître que la lecture acoustique ne manque pas d'intérêt, ne serait-ce que pour percevoir la qualité de l'audition de l'époque. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que la qualité d'enregistrement a dépassé très tôt celle de la reproduction. Lire un disque des années trente avec un appareil haute fidélité moderne n'est pas une hérésie, au contraire, beaucoup d'informations sont alors restituées.
- Au moins, n'oublions pas qu'en lecture acoustique, il faut changer l'aiguille à chaque face, sans cela, le disque est rapidement "usiné"!
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- La gravure
- Si l'on fait appel à des systèmes modernes, il faut savoir que la technique de gravure a évolué tout au long de l'histoire du 78 tours.
- La largeur de la gravure particulièrement a varié selon les époques et les pays.
- S'attacher à bien reproduire un disque ancien passe par la connaissance des types de gravure et par le choix approprié d'une pointe de lecture à la largeur adéquate.
- Une société comme "Expert Stylus Company" en Angleterre saura vous fournir en diamants de différentes tailles. Ils pourront même équiper votre cellule d'une nouvelle pointe.
- Lire un disque ancien à l'aide de phonocapteurs modernes permet d'attaquer le flan du sillon sur des zones différentes que celles usées par les aiguilles de l'époque, ainsi la lecture est encore améliorée.
- Shure (M78S) et Stanton (500 MK II + stylet 78 tours) fournissent des cellules "standards" pour la lecture du 78 tours. Ces cellules sont équipées d'un diamant de 65 microns et conviennent très bien pour les 78 tours "modernes"!
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- Le tourne disque
- Plusieurs possibilités s'offrent à nous. Il est toujours possible de dénicher une ancienne platine pourvue de la vitesse 78 tours. Le modèle particulièrement recherché en France est la Lenco B55, B75 ou 78.
- Ces modèles ont l'avantage de posséder un réglage de vitesse suffisamment large pour lire correctement touts types d'enregistrement : de certains disques de la première période (inférieur à 60 tours) jusqu'aux disques à gravure verticale de Pathé (autour de 90 tours). L'inconvénient de ces modèles est le qualité médiocre du bras et encore faut-il que le système d'amortissement de l'articulation du bras soit en bonne état, sans cela, les fortes vibrations provoquées par les défauts de planéité de certains disques gondolés provoquent de fâcheuses résonances.
- D'autres modèles de chez Thorens sont de très bonne qualité, malheureusement, la variation de vitesse est faible au regard de l'indispensable pour nos chers disques à saphir Pathé (90 tours)!
- La solution idéale est de se procurer un modèle spécialement réalisé pour la lecture du 78 tours sur la base de platines modernes de bonne qualité. Deux organismes proposent ce type d'appareil : Kurt Nauck distribue la gamme Esoteric Sound, K.A.B., propose une gamme issue des modèles Technics.
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- Aspect électrique
- Une fois résolu le problème du choix du tourne disque et de la cellule, il reste à amplifier correctement le signal issu du capteur.
- On peut distinguer deux périodes dans l'histoire du disque : l'ère acoustique, avant 1925 aux USA et 1926 en France et l'ère de l'enregistrement électrique qui suit évidemment la première.
- La qualité du son en terme de courbe de réponse pour la première période est tributaire de beaucoup de paramètres que l'on ne peut déceler autrement que par une audition attentive et une comparaison de différents moyens de restitution.
- Quant aux enregistrements électriques, on peut distinguer plus aisément différentes périodes.
- Ce chapitre sera développé ultérieurement, sachez toutefois dès à présent que les capacités techniques suivant les contrées et les époques ont produits des enregistrements aux courbes plus ou moins linéaires.
- D'une manière générale, on peut dire que les modulations graves étaient atténuées tandis que les aigus étaient amplifiés. A la lecture de ces phonogrammes, il convient d'amplifier le signale en adoptant une courbe inverse à celle de l'enregistrement.
- On distinguera les courbes de réponses adoptées aux Etats Unis, de celles des pays européens ou de l' angleterre; des courbes utilisées dans les années trente de celles du pré-vinyle, celles-ci étant différentes en Angleterre et en France. Sans parler de la lecture des premiers vinyles qui requièrent également certaines précautions à la lecture.
- Ces considérations nous amènent à préconiser un étage de préamplification à courbe variable (préamplificateur Pick-up/PU/phono...).
- Les sociétés précédemment citées proposent des modèles intéressants. La société Marantz a malheureusement retirer de son catalogue le préamplificateur phono PH-22 qui bien que d'excellente qualité avait le tord de coûter 9000 FF. (si l'occasion passe devant vous, saisissez-là!)
- Pour nous, amateurs aux moyens plus restreints, nous pouvons prendre beaucoup de plaisir cependant en utilisant soit une entrée Pick-up standard, c'est à dire une entrée à courbe RIAA, soit en connectant le tourne disque à une entrée linéaire. Je trouve pour ma part cette solution bien aride, car très pauvre en basses fréquences.
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